21/07/2026

soleil-nuages, grand ciel bleu, brise légère

Designing Childhood

Je suis allé visiter l'exposition Designing Childhood. Une histoire du design pour enfant au Design Museum. Probablement car je pensais aux recherches menées par Vincent Romagny sur les aires de jeux, je m'attendais à voir une partie consacrée au design du mobilier de jeux urbain, partie qui s'est avérée manquante. Le sous-titre « Une histoire du design pour enfant » omet de préciser l'espace temporel, géographique, et social de l'objet de l'exposition. Évidemment, c'est un titre d'exposition, et non celui d'une thèse, mais tout de même, je trouve ça dommage que lorsqu'on ne précise pas, cela sous-entend généralement « du XXème siècle », « en Europe », « dans les intérieurs bourgeois ». Je trouve ça d'autant plus dommage que le design (du moins le design montré ici) s'incarne dans des objets à vocation d'être vendus, et donc achetés. Mais achetés par qui ?

L'exposition est séquencée en sept parties thématiques : « L'invention de la chambre d'enfant », « Le renouveau du mobilier scolaire », « Reconstruction et mobilier pour tous..tes », « Un terrain d'expérimentation », « Le mobilier-jeu », « De l'objet pop à l'environnement », et « Le mobilier pour enfant aujourd'hui ». J'aime beaucoup les beaux objets, et j'étais content de voir de (très) beaux meubles.

J'ai beaucoup de mal à apprécier les expositions comme espaces de médiation, et c'est sûrement pour ça que je reste presque toujours sur ma faim. Je suis frustré par la superficialité que je retrouve souvent dans les grands musées. Comme si présenter de belles choses dans un espace blanc suffisait. Et peut-être que ça suffit. À l'inverse, une exposition trop verbeuse est fatigante, et je m'en passe bien. Je vois une exposition – je ne parle pas des installations artistiques – comme des fenêtres à traverser plus tard. Faut-il pour cela que le verre ne soit pas opaque. Ou pire, qu'il se soit pas simplement réfléchissant. Ici, les vitres semblaient nous refléter le musée.

02/07/2026

ciel gris, averses, soleil-nuages

Castoriadis, la singularité, l'universel, les possibles…

Je viens de lire l'article « La pensée de l’imaginaire de Castoriadis du point de vue de l’anthropologie philosophique » de Laurent Van Eynde car je voulais mieux comprendre la pensée de Castoriadis pour savoir si je devais me pencher sur son travail, ou pas. Je n'ai pas encore ma réponse, mais l'article m'a un peu éclairé sur la dialectique de l'imaginaire instituant et de l'imaginaire institué.

L'article commence par présenter Castoriadis comme un penseur de l'universel par le singulier. Après ça parle de possible, comme quoi la singularité ne réaliserait pas les possibles de l'universalité, et que la singularité n'est pas un possible, sinon elle serait soumise à l'« a priori de l'essence ». Je n'ai pas vraiment compris ce premier point. C'est sûrement que je ne connais rien à la pensée du transcendantal. Il dit : « Ce qui nous importe est la connaissance effective de sujets effectifs, non pas un fantôme transcendantal ni une idéalité inaccessible. » Bon. Voici une phrase que l'on comprend, sans être sûr de comprendre. Parfois, lire de la philosophie me fait penser à la lecture d'une langue qu'on ne maîtrise pas tout à fait. On comprend, mais on ne comprend pas. Ou peut-être l'inverse.

Si je comprends bien, Castoriadis refuse d'opposer empirique et transcendantal car les singularités émergent de l'universel, et que celles-ci ne font que révéler la structure du transcendantal. Cette structure est elle-même influencée par les singularités, et se construit avec celles-ci. L'être humain, par l'effectivité de sa singularité, est créateur de ce qu'il est – individuellement et collectivement – et de sa relation avec le monde qu'il crée et qu'il « fait être en se faisant être ». L'être humain est toujours effectif désirant se savoir à travers la connaissance du monde, et c'est cette effectivité qui ferait son essence.

Castoriadis rend synonyme « création » et « imagination ». Il différencie les humains et le reste des animaux par leur capacité imaginative qui va au-delà de l'imagination singulière et s'étend vers un imaginaire social, un imaginaire instituant. La société serait une institution de l'imaginaire, par des langages, des règles, des façons de faire…

Ensuite ça parle de croyance : la psychè et la société désireraient la croyance, plutôt que la connaissance. OK. En gros, l'homme imagine la connaissance, et de cette façon, il imagine ce qu'il est lui-même (si je comprends bien).

Puis viennent les deux notions d'instituant et d'institué : une société se construit de façon instituante par des éléments institués. Ce système produit une auto-création : la société est une auto-création d'elle-même, dont tous les éléments sont créés par la société. Ces créations se font avec certaines contraintes : les contraintes externes (l'environnement), les contraintes internes (la psychè individuelle), les contraintes historiques (la relation au passé) et les contraintes intrinsèques (le système).

(c)u(i)siner nos monstres

J'ai poncé les derniers contre-monstres usinés au fablab d'iMAL cette semaine. Ils sont beaux. Ce sont des tampons à biscuit en chêne, bien poncés, bien huilés. Chaque tampon représente un monstre ou un contre-monstre.

Avec Aleaume nous cuisinons nos monstres avec un groupe d'enfants de l'école des devoirs du Bazar, une maison de jeunes de St Gilles. Par une série d'ateliers, l'idée était de parler de nos peurs pour les représenter sous la forme de monstres, qui seront martelés et dévorés par nous. Une fois les monstres dévorés, nous aurons la force et l'expérience pour créer les contre-monstres, des monstres amicaux, rassurants, qui sont là pour nous aider à mieux vivre avec nos peurs, et peut-être même, les vaincre…

Pour le premier atelier, nous avons créé le jeu touille ta trouille qui pose des questions sur nos expériences, nos perceptions et nos représentations de la peur, et sur l'objet de nos peurs. Ça nous a permis de dépasser les premières réactions du type « moi j'ai peur de rien ». Au fur et à mesure du jeu, nous avons pu vraiment parler de nos craintes, de nos vécus, de ce que ça fait à notre corps, quand et où la peur se passe, quand et où la peur s'estompe… C'était vraiment très intéressant à entendre, et à pratiquer. Nous avons ensuite répertorié tous les types de peurs abordés par les enfants et les animatrices, et nous les avons classés en différentes familles :

Lors du deuxième atelier, nous avons dessiné nos monstres à partir des peurs discutées précédement. Nous avions chacun..e une grande fiche à compléter, sur le modèle des jeux de cartes à collectionner.

Puis nous avons fait de même pour les contre-monstres.

À partir de nos dessins, nous avons usiné les tampons à biscuit. À la fin de l'atelier, nous aurons deux tampons chacun..e.

24/06/2026

ciel bleu, grosse chaleur

l'infinité des boucles

Bon, j'ai réparé le site de mon père. Ça m'a pris une bonne partie de journée, tout ça pour corriger des erreurs d'indentation dans une boucle while… Ce fut l'occasion de relire le code (mal). J'étais excédé. J'ai d'abord tout cassé, supprimé ce que mon père avait publié, re-cassé, réparé encore, compris (vraiment ?). Ce n'était pas une mince affaire. Je cherchais compulsivement l'erreur. Plus rien n'avait de sens. J'ai failli abandonner. Après une promenade en plein cagnard, je m'y suis remis, la tête suante, les mains moites.

23/06/2026

ciel gris

lereste.net pas si net

Bon, je fais face à mes premières difficultés. Certaines des images ne se chargent pas lors de la création d'une nouvelle page. Je n'arrive également pas à faire que l'on puisse ajouter des images à une page que l'on modifie. Ce dernier problème est sûrement lié à une étourderie quelque part, comme c'était le cas pour la légende des images (une erreur d'indentation…). Pour ce qui est des images qui ne se chargent pas, je ne sais pas encore comment régler le problème… J'espère que je vais m'en sortir. J'ai malheureusement une semaine très chargée, et beaucoup de difficultés à me concentrer sous la chaleur et les effets secondaires de mes médicaments.

KDE de malheur

J'utilse Kubuntu, et je déteste de plus en plus KDE. Ça fait un moment que je veux changer de système d'exploitation pour quelque chose de plus simple et de plus léger. J'aimerais passer à Arch, mais je ne suis pas encore assez à l'aise avec les ordinateurs pour faire le pas.

Ce qui me pose problème en ce moment : je n'arrive pas à me connecter au réseau Wi-Fi de l'ISELP, et quand je me connecte en Ethernet, c'est extrêmement lent (?) ; je n'arrive plus à configurer KWallet.

20/06/2026

ciel bleu, grand soleil, grosse chaleur

retour sur Ant Nation

En fait, le jeu est très ennuyeux. Je me contente pour le moment de faire manger du sucre à mes fourmis, et combattre divers insectes « aliens »… Je construis également quelques chambres à ma fourmilière. Les interactions avec l'environnement sont très minimales, et les variables fort limitées. Je vais continuer d'y jouer malgré tout, en espérant y vivre quelques rebondissements.

lereste.net

Aujourd'hui j'ai (enfin) déployé le site de mon père. Je suis assez fier de moi car j'ai fait un CMS personnalisé en Python, en utilisant Flask. Je ne pensais pas un jour réussir à faire ce genre de chose, donc je suis content. Le soucis, c'est que je n'ai pas une assez bonne compréhension de l'écosystème informatique pour savoir bien cerner ce qui est trop énergivore, ce qui mériterait d'être plus minimal. J'ai peur de tomber dans le piège de l'enthousiasme de savoir faire des choses, et faire trop quand je pourrais faire peu.

Je dois encore relire mon code et le commenter pour être sûr de bien le comprendre (j'ai fait ça un peu compulsivement). J'ai un peu la flemme, mais c'est nécessaire.

J'ai évidemment oublié de faire un site qui soit joli et lisible sur petit écran… J'oublie toujours les petits écrans. J'ai commencé à faire ça, de façon très chaotique (comme toujours), à l'aide d'une répétition de !important. C'est la vie.

Cette année j'apprends beaucoup de choses : JavaScript, Python, SQL, Vimscript, bash, le néerlandais, l'italien, l'anglais, travailler avec des enfants, animer des arpentages, usiner des monstres, préparer des ganaches parfumées, faire des bandes dessinées…

Comme je l'ai partagé lors du dernier arpentage (de Politiser l'enfance, publié chez Burn-Août), j'ai longtemps cru que j'étais incapable d'apprendre quoique ce soit. Cette année me montre le contraire. Je suis heureux. Par contre, j'ai remarqué que je suis toujours « incapable » quand je ne suis pas seul chez moi, au calme. J'ai décidé de faire avec, et de le communiquer. Ça ne m'empêche pas de faire avec des gens. Ça m'empêche un peu, mais c'est comme ça.

19/06/2026

grand soleil, brise légère, grosse chaleur, vent, orage

journal.vim

J'ai fait un petit outil pour écrire et partager mon journal. J'ai commencé à utiliser le Markdown, mais je préfère amplement écrire en HTML. Je voulais tout de même arranger mes billets en année/mois/jour ; j'écris donc dans le fichier.html du jour, que je concatène dans les <details> de mon index.html.

J'ai fait un fichier journal.sh qui – dans un dossier mois/, lui-même dans un dossier année/ – génère et ouvre un fichier jour.html à la date du jour. Je lance le script via l'alias bash journal. J'ai ensuite fait un fichier ecrire.sh qui crée un dossier de publication, dans lequel il y a l'index.html. Le script vient chercher les fichiers du dossier journal/ pour les copier dans des <details> avec la date d'écriture en <summary>.

Le plugin journal.vim crée la commande :journal et le raccourci Crtl+j qui enregistre ce que j'ai écrit dans le fichier jour.html.

Au début, je voulais tout faire dans journal.vim, mais ça me semblait plus simple et plus logique de faire ecrire.sh pour les fichiers.

Des imaginaires technologiques

Je fais des recherches sur la question des imaginaires technologiques : les technologies numériques, telles que l'internet et le Web, prennent forme dans des espaces scientifiques et dans des langages techniques, ainsi qu'à travers les façons dont elles sont perçues depuis nos expériences, nos usages, nos représentations, nos affects, nos désirs, et les réalités sociales, politiques et économiques dans lesquelles elles sont développées et utilisées.

J'essaie de définir ce que j'entends par « imaginaire technologique »…

Dans l'anthologie Des imaginaires technologiques, publiée aux presses du réel, la question de l'imaginaire est abordée à travers la pensée de Cornelius Castoriadis, et du concept d'imaginaire instituant. À la lecture du livre (en 2024), je n'avais jamais entendu parler de Castoriadis. Suite à la lecture de l'article de Cléo Collomb « L'imaginaire instituant des machines computationnelle », j'avais écrit quelques paragraphes à partir de ce que je pensais avoir compris. Je les avais fait lire à Renaud, qui m'avait alors fait réaliser que je n'avais rien compris du tout : j'étais passé à côté de la dimension magique de l'imaginaire, apparemment essentielle à la pensée de Castoriadis. Mince.

Ce que j'avais compris, c'est que les objets techniques, en tant qu'imaginaires instituants (en tant qu'ils créent des significations nouvelles à-même d'agir sur le monde existant) participent directement à la construction du réel, et qu'ils agissent de fait sur nos usages, et donc sur nos comportements. Alors, si la réticularité d'une technologie est sujette à linéarité d'une autre, et que celle-ci est portée par une forme du pouvoir, les usages sont modifiés de force, et avec eux, nos perceptions de l'espace technique.

J'ai ensuite demandé à mon frère ce qu'il pensait du gus (je ne m'étais toujours pas renseigné au-delà de la page Wikipédia qui lui est édiée). Il s'est avéré qu'il ne l'avait jamais lu, mais que celui-ci ne lui inspirait rien de bon ; notamment parce qu'il était psychiatre. Bon. J'estime énormément mon frère, et son avis a influencé le mien, bien que je n'eusse toujours rien lu. Je suis passé à autre chose.

Aujourd'hui, j'ai l'impression que je devrais tout de même m'intéresser à la question. J'ai donc commencé à lire quelques articles du volume de la revue Thèmes et enjeux, dédiée à L'imaginaire selon Castoriadis (2019). Je commence par l'article « La pensée de l'imaginaire de Castoriadis du point de vue de l'anthropologie philosophique » de Laurent Van Eynde.

Ant Nation

J'ai reçu le jeu Ant Nation dans ma boîte aux lettres. J'ai commencé à y jouer. J'aime beaucoup le début : j'ai passé un long moment à observer ma colonie se nourrir d'un bonbon d'abord, d'un morceau de sucre ensuite ; puis de battre une coccinelle avant de la dévorer. Je ne sais pas combien de temps je suis resté à regarder les pixels de ma nouvelle Nintendo DS. Certaines images du jeu sont aussi belles que sa couverture.

Ça me donne envie de continuer la programmation de mes Fourmis (mon premier jeu vidéo !). J'attends juillet pour m'y remettre.

faire

J'ai décidé d'employer le mot « faire » à tout va. D'abord car c'est un mot facile a comprendre ; ensuite parce que je ne suis pas toujours sûr des bons termes à utiliser, et je prends souvent beaucoup de temps à choisir le verbe congruent (et je me retrouve à lire tout un tas d'articles d'étymologie) quand « faire » marcherait tout autant. Aussi, j'aime bien ce mot.

20/09/2025

Ouvrir les livres, laisser tomber les images

En ce moment, je range mon appartement. Je sors mes livres du buffet bleu dans, sur, sous lequel ils s'empilent ; et j'en fais de nouvelles piles, contre le mur opposé. Comme ça, ils prennent la poussière ailleurs. Officiellement, je les trie. En réalité, je les déplace. Je les ouvre aussi. Et parfois, je tombe sur une image : souvent une carte postale envoyée par ma mère, depuis une autre décennie. Le temps file, il me dépasse, et j'ai depuis longtemps renoncé à aller avec lui. Ce soir ce n'est pas une carte qui a glissé des pages, c'est une image venue d'un autre siècle : 1999, Criel-sur-mer, une photographie que j'ai prise de mon père, avec mon bel appareil rouge. Un tiers est vert, le reste est orange. Mon père a mon âge. Il porte son t-shirt vert, mon préféré. Enfant, j'ai toujours dessiné mon père en t-shirt vert. Maintenant, je ne le dessine plus, et j'ai trois crayons de couleur : noir, orange et vert.

11/09/2025

Grognon, grognon, grognon, grognon

Rien à dire de plus.

16/08/2025

Le balcon

Peu de choses me rendent autant heureux que la vue de mon balcon différent de la veille. Aujourd'hui : des fleurs mauves et des fruits naissants.

02/03/2025

La colère, la déprime et la poésie

Je me sens très, très déprimé depuis plusieurs jours (semaines ?). Je suis en colère constante depuis des mois, et je ne sais pas quoi faire de cette colère. Il n'en sort rien de bon, il draine mon énergie, et c'est tout. J'ai perdu tout ce qui me faisait apprécier les petits détails du quotidien.

Ah si, je lis de la poésie.

23/02/2025

retours sur les biscuits à la cuillère

Hier (22/02/2025) j'ai préparé de petites charlottes au citron pour ma maman. Ce fûrent mes premières charlottes, et mes premiers biscuits à la cuillère ! C'était très chouette à préparer, simple, très bon, joli et très mignon ! Je n'ai pas de poche à douille et je maugrée facilement lorsque ça ne se passe pas comme prévu ; j'ai donc préféré me passer d'un cône bricolé et j'ai opté pour une approche littérale du biscuit. Tout comme avec la génoise, j'avais l'impression de cuisiner un met venu des nuages, et ça me plaît beaucoup. J'ai râpé un citron noir sur la pâte avant de saupoudrer de sucre pour la cuisson. C'était assez élégant, mais gustativement très discret. Quant à la garniture, j'ai voulu faire une mousse au citron à base de yaourt mais ça ressemblait plus à une crème aérée qu'à une véritable mousse. C'est dommage car j'adore les mousses, mais c'était bon tout de même, et surtout ça se tenait très bien (c'est toujours ma crainte lorsque je fais des entremets, surtout quand je m'y prend au (presque) dernier moment). Je vais donc poursuivre ma lancée de charlottes (attention à vous), et essayer de m'améliorer en mousse. :-)

Je dois mettre ma page de recettes à jour, mais je ne trouve pas le temps (ou j'ai la flemme). Je devrais être plus rigoureux car ça devient difficile de transcrire les recettes.

lolina

Super concert aux ateliers claus d'une de mes artistes préférées. J'ai eu le plaisir de la faire découvrir à ma maman ; qui a beaucoup aimé. J'étais extrêmement stressé, et cette soirée m'a fait du bien.

15/02/2025

Le panais

Cette année je redécouvre le panais. C'est une racine vraiment délicieuse, dont je ne me lasse pas. Simplement sauté avec d'autres racines (radis noir, daikon, topinambours...) à l'huile d'olive, puis caramélisé à feu moyen avec quelques gousses d'ail écrasées, du romarin, du thym et de la nigelle : une délicieuse poêlée d'hiver. :-P J'y ajoute parfois des choux de Bruxelles (un de mes légumes préférés : c'est sphérique, mignon, vert fluo... et délicieux !).

De la génoise aux biscuits à la cuillère

L'année passée j'ai découvert la génoise. Je connaissais, bien entendu, et il m'était arrivé de faire des bûches de génoise roulée à la crème au beurre : c'est facile à faire, mais je n'aime pas tellement la crème au beurre, et mes génoise étaient plutôt insipides. Heureusement, mes génoise de 2024 étaient plutôt réussies. Je dis plutôt, mais pour être honnête, j'en suis très fier, tant pour la texture que pour les différents arômes expérimentés (citron, orange, cédrat, bergamote, citron noir, fleur d'oranger, rose, amande, romarin, thym, poivre timut, vanille, feuille de figuier, etc.). Je parle de génoise, mais cette année mes entremets seront faits de biscuits à la cuillère ! C'est décidé, mais je ne m'y suis pas encore essayé. J'ai envie de faire des charlottes, et des entremets au citron jaune et au citron noir.

Si vous lisez ceci, et avez des conseils et des recettes d'entremets à partager, je suis preneur ! :-)

La fête

Hier (14/02/2025) mon cher ami Elias est venu de Manchester pour écouter des concerts avec Nicolas et moi. Je ne vais rien dire des concerts pour le moment, seulement que je me suis beaucoup amusé ; j'ai aimé danser, rigoler, et marcher dans la nuit pour rentrer à la maison. J'ai adoré le set de DJ Python, j'adore DJ Python. Peut-être autant que les panais.

07/01/2025

L'auto-école du collège Moriyama

Je viens de lire L'auto-école du collège Moriyama de Keigo Shinzo (Le Lézard Noir), offert par Arthur pour mon anniversaire.

Je me mets à écrire car je suis ému. J'ai même versé quelques larmes, après coup. Je ne crois pas que je vais en dire grand chose maintenant, seulement que j'ai beaucoup aimé, et que c'est un livre sur les amitiés.

Parfois j'ai l'impression de ne plus être capable de ressentir d'émotions intenses ; seulement des malaises, ou l'excitation des idées qui en engendrent de nouvelles. Il m'arrive de plus en plus rarement de me sentir submergé par une émotion qui ne concerne que moi, mon cœur et mes souvenirs. Je ne sais pas pourquoi j'ai arrêté de lire des histoires qui me font pleurer, et me font rester immobile quelques minutes, à ressentir les drôles de sensations de la tête qui semble dégouliner dans tout le corps.

Moi qui suis si angoissé par le futur, je devrais accorder plus de place aux choses qui réveillent des souvenirs, car la mélancholie fait du bien. Les lectures qui nous font nous projeter dans de nouvelles choses – à lire, à écrire, à penser – sont importantes, mais peut-être ne devraient-elles pas prendre trop de place, sinon elles débordent et on n'y voit plus rien. Je n'y vois plus rien, et je ne fais plus rien.

Merci Arthur pour cette douce lecture.